Filière Hydrogène en Corse : les plate-formes Myrte et Paglia Orba accueillent une délégation de Toyota Japon, emmenée par Capenergies

Capenergies, représenté par son Directeur Adjoint Paul Lucchese, emmenait le 16 juin dernier une délégation de Toyota Japon visiter les Plate-forme Myrte et Paglia Orba à Vignola.

Christian Cristofari, directeur l’IUT de l’Université de Corse et responsable de la plate-forme, a pu présenter à cette occasion les projets et la stratégie de la Corse en matière d’Hydrogène.

Les potentialités de coopération entre l’université de Corse et l’université de Kyushu ont été examinées. Des coopérations éventuelles sur des projets de mobilité en Corse, associés au Power to Hydrogen et prévus dans le plan Hy-Pa Corsica, ont été envisagées, notamment dans le cadre du déploiement de Mirai associé à une future station de recharge 700 bar.

Il est également prévu une réunion ultérieure entre Toyota France/Europe sur le circuit du Castellet pour une coopération potentielle sur le projet Hynovar (flottes véhicules Hydrogène VIP) et l’utilisation du circuit Paul Ricard pour tester des technologies.

M Hirose, professeur à l’Université de Kyushu, extrêmement intéressé, a déclaré que« l’hydrogène est un élément-clé pour le développement durable et local de systèmes énergétiques intelligents à base d’hydrogène (« HyGrid ») et le moyen pour les citoyens de se réapproprier localement la valeur ajoutée  de la chaîne énergétique ».

La plate-forme Myrte opéré par l’Université de Corse et labellisé par Capenergies, est composée de systèmes d’électrolyseurs, de stockage d’hydrogène pour une capacité de 1,75 MWh et de pile à combustible de 200 kW. Elle est couplée à une centrale PV de 560 kW. Ce dispositif permet de tester des solutions d’intégration d’énergie solaire intermittente dans le réseau par la production d’hydrogène, son stockage lors de périodes d’excédent d’énergie solaire, puis la restitution d’énergie électrique lors de périodes d’absence de rayonnement solaire. Le projet en cours associe également le CEA et Areva.

Étaient notamment réunis à cette occasion : M. Katsuhiko Hirose, ancien directeur de la division R&D, ingénierie et conseiller de la direction de Toyota  Japon, Mme Tamaki Ozawa,  et M Rody El Chammas de Toyota Europe et M Hirose, professeur à l’Université de Kyushu. Eric Lemaître et  Pierre Serre Combe du CEA étaient également présents ainsi que Leo  Pouzoulet, chargé d’affaires  du circuit Paul Ricard.

 

Les déchets transformés en énergie, opportunités d’affaires en Bavière

Les relations développées depuis plusieurs années par le Club d´Affaires Franco-Allemand de Provence (CAFAP) avec le land de Bavière et la Chambre de Commerce et d’Industrie (IHK) de Munich et Haute Bavière, dans le cadre de l’accord-cadre de partenariat entre la région Provence Alpes Côtes d’Azur et la Bavière, ont permis à une délégation française dont le pôle Capenergies et deux de ses entreprises membres, de se rendre à Münich les 17 et 18 mai dernier, afin de rencontrer leurs homologues et d’établir des premiers contacts d’affaires.

La mission, basée sur la thématique « Waste to Energy » ou « Les déchets transformés en énergie », a permis des échanges fructueux à la fois techniques et économiques, avec la présence de Jean-Claude Brunet, consul général de France à Munich, de Martin Grossmann, conseiller ministériel auprès du ministère bavarois de l’économie du land de Bavière, d’Alexander Lau, chef de service Europe et EEN de la CCI Munich et Haute-Bavière, de Laura Jantz du cluster bavarois de l’Environnement ainsi que deux représentants de l’entité IWKS (Fraunhofer Project Group Materials Recycling and Resource Strategies) du prestigieux institut de recherche allemand Fraunhofer.

Durant la première journée, les clusters, les acteurs de la recherche et les entreprises présentes ont pu dresser un état des lieux comparatif du traitement et de la valorisation des déchets en Allemagne et en France, avec un focus sur les régions Bavière et Provence-Alpes-Côte d’Azur. La seconde journée était consacrée à la visite des services de la ville de Rosenheim, à proximité de Münich, qui constituent un système local et innovant de gestion de l’énergie. Misant sur des objectifs d’efficacité et de flexibilité énergétique, le site comporte plusieurs unités de production : une usine d’incinération des déchets à récupération d’énergie avec système de purification des gaz de combustion, une chaudière de cogénération au gaz et au fuel, une centrale locale de production d’énergie thermique avec son système de chauffage urbain, une centrale hydroélectrique ; ainsi qu’un démonstrateur de gazéification du bois.

A l’issu de ces rencontres, Christine Jobert, Directrice du CAFAP, a souligné l’importance « que la relance de l’Europe, de son écosystème futur, passe à la fois par une dynamique d’économie circulaire, protectrice de l’environnement, génératrice d’emplois, mais aussi par des actions concrètes et décentralisées, c’est-à-dire des actions de partenariats inter-régionales/Länder, mettant en synergie les acteurs à la fois privés et publics de ces régions et prenant en compte les caractéristiques économiques et sociales locales« .

Depuis 2011, le pôle Capenergies monte des actions communes avec le CAFAP pour permettre à ses membres de bénéficier d’une source d’information privilégiée sur le marché allemand et d’identifier de futures opportunités et partenariats sur ce marché dynamique tourné vers la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Tower Power affiche son ambition : développer un système de surveillance adapté à la maintenance des éoliennes offshore

C’est un domaine inédit qu’explore TowerPower. Alors que le marché compte déjà de nombreuses solutions de suivi des organes tournants sur les éoliennes terrestres, ce projet lancé en 2014 avec le soutien financier de la Commission européenne, vise à mettre au point un système de surveillance de la structure des modèles Offshore. Une demande forte des opérateurs de parcs en mer, qui cherchent à réduire leurs coûts de maintenance en espaçant et en programmant les interventions sur site.

Mené par le pôle de compétitivité Capenergies, le consortium de TowerPower réunit :

    • 5 PME pilotes : Kingston Computer Consulting – KCC (Royaume Uni), Moniteye (Royaume Uni), Teknisk Data AS (Norvège), WLB (Chypre) et TecopySA (Espagne),
    • Des associations couvrant le domaine de l’énergie éolienne, en charge de la diffusion et de l’exploitation de l’innovation : Capenergies (France), Cylsolar (Espagne) et Associazione Italiana Prouver non Distruttive – AIPnD (Italie),
    • et trois de centres de recherche en charge du développement de la solution : le Cetim (France), Innora (Grèce) et TWI (Royaume Uni).

« Tower Power est l’un des premiers projets à s’intéresser à la maintenance des turbines des éoliennes en mer » observe Céline Auger, Ingénieur projets à Capenergies, en charge de la coordination du partenariat européen, « Tandis que de nombreuses solutions de contrôle existent déjà sur le marché de l’éolien terrestre, ces techniques ne peuvent être répliquées en l’état, à des installations offshore. De manière très concrète, il s’agit de surveiller en particulier une pièce de transition fixée sur la pile de l’éolienne pour soutenir la nacelle et le mât. Un ensemble de pièces métalliques de forte épaisseur (40 mm) solidarisées par 50 mm d’un béton spécifique. »

Afin d’y détecter les défauts, les partenaires ont choisi deux méthodes fondées sur les ultrasons permettant de travailler sur des zones étendues tout en localisant un défaut précisément : l’émission acoustique  et les ondes guidées. Les deux systèmes doivent fonctionner en parallèle (on parle de 40 à 50 capteurs par mât), les données étant agrégées puis transmises depuis la nacelle à un superviseur à terre. Le Cetim est chargé de la partie « émission acoustique ».
Expériences physiques sur une maquette et simulations se sont succédées pour mettre au point les deux dispositifs et le traitement des données adéquat. D’ici à son terme en 2017, le projet doit prendre en compte les conditions d’environnement avec, notamment, des tests « en eau » pour contrôler l’influence de la propagation des ondes et l’efficacité de l’unité de traitement , avant une phase de tests de l’ensemble du système sur une structure en environnement maritime.

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Un premier bilan positif pour le démonstrateur SMARTEE

 

D’un budget global de 2,2 M€ sur une durée de 3 ans, financé par le programme de coopération transnationale européen « MED », le projet EMILIE vise à développer les initiatives méditerranéennes pour encourager les PME à innover dans le domaine des technologies d’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires. Les enjeux sont d’une part de permettre l’émergence de solutions innovantes, afin de réduire la consommation d’énergies génératrices de gaz à effet de serre, et d’autre part, de contribuer activement à la croissance, la compétitivité et l’emploi dans la région méditerranéenne. Une ambition partagée par le Pôle de Compétitivité Capenergies, pilote du volet français, aux côtés de l’Italie, l’Espagne, la Croatie et la Slovénie.
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Rencontres d’affaires MARE

Organisé dans le cadre du projet MARE, Mediterranean Activities for Research and Innovation in the Energy sector, en marge de la Conférence méditerranéenne sur le changement climatique (MedCop21), cet événement réunira PME, chercheurs et projets européens du secteur de l’énergie, en particulier dans les domaines microgrids, dessalement d’eau-énergies renouvelables et efficacité énergétique des bâtiments. L’objectif est de générer de nouveaux projets de recherche, développement, démonstration ou d’innovation basés sur les échanges de bonnes pratiques et le transfert de technologie entre pays du pourtour Méditerranéen.

Le projet MARE est financé par la Commission européenne au titre du septième programme-cadre (FP7-INCO-2013-9).

Site internet MARE

Inauguration du Pilote SmartEE à Gap dans le cadre du projet européen Emilie

Le 16 et 17 Septembre 2014, le Forum Ocova, s’est tenu à Gap. Cet événement dédié aux rencontres d’affaires et à l’émergence de nouveaux projets en faveur de la transition énergétique a mis cette année à l’honneur la thématique « Bâtiments intelligents et smartgrids », s’inscrivant dans l’un des domaines d’activités stratégiques du pôle Capenergies : L’efficacité énergétique des bâtiments.

A cette occasion, une trentaine de participants, composés de membres de grands groupes (IBM, Orange…), d’institutions (CEA, Conseil généraux, municipalités, ADEME) et de PME, ont eu l’opportunité de participer à l’inauguration du démonstrateur pilote régional SmartEE, initié dans le cadre du projet européen Emilie « Enhancing Mediterranean Initiatives Leading SMEs to Innovation in building Energy efficiency technologies ». La finalité de ce projet, cofinancé par le programme de coopération transnational « Med » et la Région PACA, est d’encourager et tester de nouvelles technologies, produits et solutions en matière d’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires via des actions pilotes menées dans 5 pays partenaires européens : La France, l’Italie, l’Espagne, La Slovénie et la Croatie.

Dans ce cadre, Capenergies gère l’assistance à maîtrise d’ouvrage de la région PACA pour l’action pilote française. SmartEE est destinée à mesurer l’impact de la sensibilisation aux économies d’énergies sur les occupants d’un bâtiment tertiaire. La sélection du site, la rédaction de l’appel d’offre, le pilotage des installateurs ont fait partie des attributions opérationnelles du pôle.

Ainsi, le Lycée Paul Héraud à Gap (Hautes-Alpes) a été retenu pour accueillir le démonstrateur dans ses locaux et deux sociétés régionales, WIT et Gridpocket, ont remporté l’appel d’offres pour installer les équipements.

Fonctionnement de l’action pilote SmartEE

Le démonstrateur SmartEE est une interface intelligente reliée à des équipements de mesure (compteurs d’électricité, gaz, eau, chaleur, capteurs de température et de contact) visant à sensibiliser les occupants du lycée aux écogestes. L’application internet donnera aux occupants du lycée les moyens d’analyser leur consommation énergétique en temps réel dans les ateliers et l’internat. Ces outils visuels et pédagogiques devraient leur permettre d’adapter leurs comportements en faveur des économies d’énergie. Un système de points Ecotroks et deux concours auront pour finalité d’inciter les élèves à maitriser leur demande énergétique.

L’objectif final de cette expérimentation de sensibilisation pédagogique consiste à réduire de 10%, à mi-2015, la facture énergétique annuelle de l’établissement, qui s’élève aujourd’hui à environ 110 000 euros.

Des ateliers techniques de suivi et séminaires sont prévus jusqu’en juin 2015 pour permettre aux partenaires européens des six pilotes européens d’échanger et de collaborer autour des technologies les plus performantes en matière d’efficacité énergétique démontrées dans leurs actions pilotes respectives.

Pilote_SmartEE_03bwVisite du pilote SmartEE au lycée Paul Héraud à Gap par Vincent Morfouace,
Ingénieur projet Capenergies

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Présentation par Céline Auger, Ingénieur projets Capenergies ,
responsable de l’action pilote SmartEE/ Emilie

Capenergies coordinateur du projet européen TowerPower

TowerPowerimg00Le projet collaboratif européen TowerPower, lancé en mai 2014, vise le développement d’un système de contrôle à distance temps réel du vieillissement des structures d’éoliennes offshore. Ce développement répond à une vraie demande des opérateurs de parcs éoliens qui cherchent à réduire les coûts de maintenance en espaçant les interventions sur site. Co-financé par la Commission Européenne à travers le 7e programme-cadre pour la recherche et le développement (PCRD7), ce projet s’étalera sur 3 ans pour un budget d’environ 2 M€.

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