Les applications de l’éolien recouvrent trois principales filières :

  •  L’éolien terrestre de fortes puissances
  •  L’éolien off-shore 
  •  Le petit éolien

 L’éolien terrestre de puissance a atteint un niveau de maturité technologique certain. L’évolution de l’énergie éolienne depuis une quarantaine d’années a été considérable.

La puissance des machines installées au début des années 80 était limitée à 100 kW et leur diamètre inférieur à 18 m. Le standard des machines est passé à 500 kW (40 m de diamètre) au début des années 90 et à 1 à 2 MW (50 à 70 m de diamètre) fin des années 90. Aujourd’hui on en est à des aérogénérateurs de 2 à 5 MW (80 à 112 m). Leur productivité a parallèlement été multipliée par 2.

Avec près de 60 000 MW installés, l’Europe représente plus de la moitié du parc éolien mondial (environ 100 000 MW). Parmi les principaux acteurs industriels on retrouve ainsi des entreprises allemandes, espagnoles, danoises américaines avec un positionnement en forte croissance d’acteurs asiatiques.
La France ne compte aujourd’hui aucun fabricant d’éoliennes dans le top 10 mondial et est peu représentée sur le marché des fournisseurs.
L’éolien off-shore ne représente aujourd’hui que moins de 2% du parc éolien mondial. Son marché, en revanche, devrait connaître une très forte croissance à l’horizon  2015-2020.

Le développement de l’éolien off-shore repose sur plusieurs atouts :

  •  la maturité de la technologie terrestre qui est en partie transposable à l’off-shore
  •  la qualité de la ressource éolienne en mer, tant en intensité qu’en persistance 
  •  la raréfaction des espaces d’accueil pour de nouveaux parcs éoliens terrestres.

 

Il reste cependant pénalisé par des coûts d’installation et de maintenance élevés.
Le petit éolien ne connaît aujourd’hui qu’un développement commercial extrêmement limité. Le potentiel réel de cette filière reste à évaluer, en termes de sites d’implantation et de productivité, de réglementation et de coûts de production.