Hydraulique
L’énergie hydraulique est la première source d’énergie renouvelable dans le monde.
Du fait de sa grande flexibilité, elle se positionne comme une composante essentielle de la production d’électricité et la ressource la plus significative à court et moyen terme d’énergie renouvelable.
Il existe trois principaux types d’installations hydrauliques :
- Les centrales à réservoir (barrages) qui se caractérisent par une très grande capacité de stockage (jusqu’à plusieurs milliards de m3) et qui permettent de faire correspondre l’offre d’électricité à la demande,
- Les centrales au fil de l’eau, qui produisent de l’électricité en fonction du débit des cours d’eau sur lesquels elles sont installées,
- Les installations de petites puissances mises en œuvre sur des canaux d’irrigation ou des conduites de transport d’eau.
Aujourd’hui la technologie des centrales hydrauliques est considérée comme mature et les potentialités de marché concernent la modernisation et le développement des ouvrages existants et des projets d’installations nouvelles en Asie, Amérique du Sud et dans les pays de l’Est.
L’énergie hydraulique est bien établie, mais il existe encore des opportunités pour améliorer son développement global, notamment dans le domaine de l’acceptation par le public.
Energies marines
Les énergies marines recouvrent un large spectre de ressources potentielles :
- L’énergie houlomotrice (dispositifs de récupération de l’énergie de la houle et des vagues),
- des courants de marées et des courants océaniques (hydroliennes),
- L’énergie marémotrice (bassins de retenue équipés de turbines exploitant le flux et le reflux des marées),
- La pression osmotique (récupération de l’énergie associée à la différence de pression entre l’eau de mer et l’eau douce),
- La biomasse marine (valorisation énergétique par gazéification, fermentation ou combustion des algues et du phytoplancton).
Il s'agit de technologies au stade du développement, dont le potentiel technico-économique reste à évaluer. Peu d’installations industrielles existent aujourd’hui. Divers démonstrateurs ont été développés en Europe (en Norvège et au Royaume-Uni qui est en position de leader avec de nombreux projets notamment sur l’énergie des vagues et les courants marins) pour évaluer la faisabilité des différentes filières.
Géothermie
On peut distinguer deux grandes catégories de géothermie :
- La géothermie profonde Haute Température (entre 120 et 350 °C) qui permet la production d’électricité et/ou de chaleur,
- La géothermie Basse ou Très Basse Température (entre 20 et 140 °C) réservée à la production de chaleur.
On dénombre aujourd’hui un peu plus de 350 installations géothermiques haute énergie dans le monde.
Le développement des technologies EGS (Enhanced Geothermal System) qui sont susceptibles de permettre l’exploitation de champs hydrothermaux de faible perméabilité ou situés dans des roches profondes (5 000 m), ce qui rendrait exploitable près de 40% de la surface des continents, pourrait parallèlement conduire à une très forte croissance du marché.
Depuis quelques années, le marché des pompes à chaleur géothermiques pour le chauffage des maisons individuelles connaît un réel développement, notamment en France qui représente aujourd’hui le deuxième marché européen derrière la Suède.
Dans le domaine de la géothermie haute température, à l’exception de l’exploitation des zones non conventionnelles qui nécessitent une véritable rupture (technologies EGS), les technologies sont maîtrisées et les objectifs de R&D se résument à une réduction des coûts, essentiellement pour les forages.
En France, les situations favorables pour le développement de cette filière se situent en Guadeloupe, Martinique et Réunion. En Guadeloupe, l’extension du champ actuel de Bouillante pourrait conduire à un doublement de sa capacité actuelle (15 MW). En Martinique et dans l’île de la Réunion, des zones favorables ont été identifiées mais nécessitent d’être certifiées par des forages profonds.