Tower Power affiche son ambition : développer un système de surveillance adapté à la maintenance des éoliennes offshore

C’est un domaine inédit qu’explore TowerPower. Alors que le marché compte déjà de nombreuses solutions de suivi des organes tournants sur les éoliennes terrestres, ce projet lancé en 2014 avec le soutien financier de la Commission européenne, vise à mettre au point un système de surveillance de la structure des modèles Offshore. Une demande forte des opérateurs de parcs en mer, qui cherchent à réduire leurs coûts de maintenance en espaçant et en programmant les interventions sur site.

Mené par le pôle de compétitivité Capenergies, le consortium de TowerPower réunit :

    • 5 PME pilotes : Kingston Computer Consulting – KCC (Royaume Uni), Moniteye (Royaume Uni), Teknisk Data AS (Norvège), WLB (Chypre) et TecopySA (Espagne),
    • Des associations couvrant le domaine de l’énergie éolienne, en charge de la diffusion et de l’exploitation de l’innovation : Capenergies (France), Cylsolar (Espagne) et Associazione Italiana Prouver non Distruttive – AIPnD (Italie),
    • et trois de centres de recherche en charge du développement de la solution : le Cetim (France), Innora (Grèce) et TWI (Royaume Uni).

« Tower Power est l’un des premiers projets à s’intéresser à la maintenance des turbines des éoliennes en mer » observe Céline Auger, Ingénieur projets à Capenergies, en charge de la coordination du partenariat européen, « Tandis que de nombreuses solutions de contrôle existent déjà sur le marché de l’éolien terrestre, ces techniques ne peuvent être répliquées en l’état, à des installations offshore. De manière très concrète, il s’agit de surveiller en particulier une pièce de transition fixée sur la pile de l’éolienne pour soutenir la nacelle et le mât. Un ensemble de pièces métalliques de forte épaisseur (40 mm) solidarisées par 50 mm d’un béton spécifique. »

Afin d’y détecter les défauts, les partenaires ont choisi deux méthodes fondées sur les ultrasons permettant de travailler sur des zones étendues tout en localisant un défaut précisément : l’émission acoustique  et les ondes guidées. Les deux systèmes doivent fonctionner en parallèle (on parle de 40 à 50 capteurs par mât), les données étant agrégées puis transmises depuis la nacelle à un superviseur à terre. Le Cetim est chargé de la partie « émission acoustique ».
Expériences physiques sur une maquette et simulations se sont succédées pour mettre au point les deux dispositifs et le traitement des données adéquat. D’ici à son terme en 2017, le projet doit prendre en compte les conditions d’environnement avec, notamment, des tests « en eau » pour contrôler l’influence de la propagation des ondes et l’efficacité de l’unité de traitement , avant une phase de tests de l’ensemble du système sur une structure en environnement maritime.

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