Le 12 mars, le Club Mobilité Durable s’est réuni au Campus Provence Verte pour aborder un enjeu clé : la décarbonation de la logistique agroalimentaire. Pensé comme un espace d’échanges entre acteurs publics et privés, l’événement visait à confronter ambitions de transition et réalités opérationnelles.
La logistique reste un point critique : flux fragmentés, coûts mal maîtrisés, contraintes des circuits courts, trajets à vide. Ce qui représente un impact carbone important et de nombreux coûts, dont certains invisibles, en particulier sur le dernier kilomètre.-
Table ronde, retours d’expérience et démonstrations ont permis de croiser les approches et de mettre en avant des initiatives concrètes, notamment autour du projet européen GARDEN, dédié à la décarbonation des hubs agro-alimentaires en région méditerranéenne dont le pôle est partenaire, ainsi que des solutions comme le rétrofit ou l’électrification des flottes.
Les interventions d’acteurs de terrain ont permis d’illustrer ces enjeux avec des cas réels, apportant aux membres des clés directement mobilisables dans leurs projets.
Décarbonation de la logistique, 3 enseignements clés à retenir :
- La mutualisation des flux comme condition de viabilité :
Les différents retours d’expérience convergent : sans massification des flux, difficile de concilier réduction des coûts et baisse des émissions. Les expérimentations présentées par Fab’lim, le Grand Marché de Provence et le Campus Provence Verte montrent que la mutualisation — qu’il s’agisse de tournées, de plateformes logistiques ou de hubs urbains — permet d’optimiser les trajets, de limiter les kilomètres à vide et de rendre les modèles plus robustes.
- Le rôle structurant du pilotage logistique :
Au-delà des infrastructures, c’est l’organisation qui fait la différence. Les interventions de la Région Sud, de DACHSER et des acteurs territoriaux ont souligné l’importance d’un “pilote de flux” ou d’une gouvernance dédiée pour coordonner les acteurs, anticiper les volumes et structurer les flux. Cette fonction, encore émergente, devient un maillon clé des écosystèmes logistiques territoriaux.
- L’innovation technologique doit s’inscrire dans un modèle économique cohérent :
Rétrofit de véhicules, électrification des flottes, bornes de recharge, nouvelles motorisations : les solutions existent et ont été largement illustrées par Qinomic, Anyos et MEEED lors de la journée. Mais leur pertinence dépend fortement du contexte d’usage. Les démonstrations, notamment autour du projet européen GARDEN, montrent que la performance environnementale doit s’accompagner d’une viabilité économique et d’une acceptabilité opérationnelle pour être réellement déployable.
Rendez-vous le 7 juillet pour la deuxième édition 2026 du Club Mobilité durable !
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